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Les entreprises ont plusieurs moyens d’optimiser la gestion de leur BFR. L’affacturage en fait partie. Une autre solution tend à se développer, le financement sur stocks.
Par Audrey Corcos
En quoi consiste le financement sur stocks ?
Egalement appelé « avance sur stock », il s’agit d’un prêt revolving, d’une durée limitée dans le temps, accordé moyennant une garantie : le gage du stock. Il existe trois types de stocks au bilan des entreprises : les matières premières, les produits finis et les encours de production. Si les deux premiers peuvent donner lieu à un financement, c’est plus compliqué pour le troisième qui comprend des produits en cours de transformation.
Le stock, pour être apporté en garantie, doit être entièrement payé par l’entreprise ; celle-ci devant être propriétaire du stock à gager. Le stock doit donc être libre d’engagement sans réserve de propriété. Par contre il ne doit pas être forcément logé au sein de l’entreprise : il peut se trouver chez un tiers, tel qu’un logisticien par exemple, sous réserve qu’il soit bien identifiable.
Quels sont les acteurs de ce type de financement ?
Les trois parties qui interviennent sont l’entreprise cliente, l’organisme financier qui apporte le financement et le gagiste, également nommé « tiers détenteur ».
Ce sont historiquement les banques qui ont proposé cette solution aux entreprises. Néanmoins, d’autres organismes financiers se sont également lancés sur ce marché. Ainsi, en 2006, GE Factofrance, leader français de l’affacturage a lancé une offre associant solutions d’affacturage et financement sur stocks, nommée « Stockline ». L’objectif étant, selon Patrice Coulon, directeur général adjoint de GE Factofrance, d’élargir les domaines d’intervention de la société pour devenir un spécialiste du BFR.
Il existe très peu de gagistes sur le marché et les deux principaux en France sont Auxiga et Eurogage, qui détiennent à eux deux l’essentiel du marché.
Il faut reconnaître que l’existence de ces trois intervenants peut engendrer une certaine lourdeur administrative.
Quels sont les avantages de cette solution ?
La première tient à sa complémentarité avec l’affacturage puisque le financement sur stock permet de financer en amont le chiffre d’affaires. En combinant les deux formules, l’entreprise peut améliorer encore la gestion de sa trésorerie.
L’autre avantage tient à son coût réduit : du fait de la garantie existante, le financement sur stock aura un coût moindre qu’un découvert par exemple.
En quoi le financement sur stock répond-t-il aux besoins des entreprises ?
Selon Mr Coulon, « les PME/PMI ont beaucoup de difficultés à financer de façon sereine leur besoin en fonds de roulement dans la durée et elles ne trouvent le plus souvent que des solutions temporaires auprès de leur partenaires bancaires ». Ceci est d’autant plus vrai que les stocks représenteraient entre le quart et le tiers de l’actif circulant d’une PME/PMI traditionnelle. D’ailleurs Mr Coulon l’a constaté lorsque GE Factofrance a lancé son offre « Stockline » : « dès le premier anniversaire du financement, nous avons reçu des demandes de renouvellement de la part de tous nos clients », affirme ainsi Mr Coulon.
Quelle est la démarche préalable avant la mise en place de ce type de financement ?
Selon Mr Coulon, l’entreprise doit s’assurer qu’il n’existe pas de décalage de saisonnalité entre le cycle des ventes et celui des stocks. Il faut donc que l’évolution du montant des factures mobilisables et celle du niveau des stocks soit comparables dans le temps. Ce qui correspondrait à la majorité des entreprises.
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