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Selon Kyriba, spécialiste de l’offre de logiciels de trésorerie SaaS (Software as a Service), le marché de ces solutions devrait bénéficier d’une croissance plus élevée que prévue. Cette évolution résulterait, en partie, de la crise actuelle du crédit qui incite les entreprises, soucieuses de réduire leurs dépenses informatiques, à s’équiper de cette technologie Saas. Plusieurs éléments viennent confirmer cette tendance.
La troisième édition des états généraux de l’ASP, qui permet aux différents acteurs du modèle SaaS de se rencontrer et de présenter leurs offres respectives, s’est tenue début 2008 à Paris.
Les géants de l’informatique (tels SAP Microsoft ou Oracle) étaient présents, aux côtés de petites structures, nouvellement présentes sur le marché.
Les grands groupes sont désormais tenus de prendre en compte le développement du modèle SaaS, qui modifie néanmoins leur modèle économique, en se positionnant sur ce créneau.
Un succès qui ne se dément pas
D’après le deuxième baromètre ASP-SaaS, présenté dans le cadre de cette manifestation par le cabinet d’études Markess International, 90 % des 95 prestataires interrogés prévoyaient une hausse de leur carnet de commandes sur les 6 premiers mois de l’exercice 2008. De même, une étude publiée par le cabinet américain Gartner en 2007 annonçait que ces solutions devraient bénéficier, sur le plan mondial, d’un taux de croissance annuel moyen de 22,1 % jusqu’à la fin de l’année 2011. Le chiffre d’affaires généré par le secteur atteindrait alors environ 11,5 milliards de dollars (soit 8,5 milliards d’euros).
La tendance est similaire sur notre marché. En 2008, le marché français des applications en ligne à la demande devrait progresser de 20 % et atteindre 1,48 milliard d’euros. Les applications métier liées la finance-comptabilité contribuent à tirer la croissance du marché.
Selon le cabinet d’études IDC, à fin juin plus de 10 % des entreprises françaises envisageaient d’investir, d’ici à un an, dans des applications en mode Software as a Service. Cette part devait atteindre 20 % dans moins de deux ans. Quant aux éditeurs et SSII opérant sur le marché français, la moitié d’entre eux interrogés par le cabinet Marketor considère que ce modèle de distribution dépassera, à terme, les applications traditionnelles.
Pourquoi un tel engouement de la part des entreprises ?
En ces temps de crise, le modèle SaaS présente de nombreux atouts, en particulier concernant les coûts. En premier lieu, il évite des investissements en infrastructures et en licences logicielles. Il implique un budget unique de fonctionnement ce qui permet à l’entreprise de mieux prévoir les dépenses engagées et donc ses coûts. Ces solutions permettent également de limiter les besoins en infrastructures et en ressources humaines, tout en réduisant le temps de déploiement. A l’heure où de nombreuses entreprises mettent en place des plans de restructurations visant à réduire leurs nombre de salariés, ce point constitue un avantage certain. Par ailleurs, sa simplicité d’utilisation est largement appréciée avec, le plus souvent, une mise à disposition des fonctionnalités nécessaires aux utilisateurs, à travers un simple navigateur Internet. Aucun achat particulier de matériel, de licences, ou de nouvelles versions, n’est donc nécessaire. L’expérience au sein du groupe Le monde est, à ce titre, particulièrement significative. Comme nous l’assure Pierre Flament, trésorier du groupe Le Monde, face à un centre informatique qui se réduit de plus en plus, la solution Saas est apparue au groupe plus intéressante que celle du client serveur.
Audrey Corcos
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