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La rémunération, principal facteur d’attraction des salariés dans les services financiers européens

publié le 15/10/2008

Une étude menée par le cabinet Towers Perrin*, entre mai et juin 2007, met en lumière les facteurs d’attraction, de rétention et d’engagement des salariés des services financiers (banque, assurance, finance) en Europe. Focus sur les résultats de cette enquête.

Dans le cadre de la crise actuelle, et de la pression exercée sur le secteur financier, Towers Perrin a observé ce qui attire les salariés dans les services financiers, mais aussi ce qui les retient et leur permet de s’engager de façon optimale. Disposant de ces résultats, les organisations peuvent adapter l’environnement de travail et créer des programmes pour attirer et retenir les talents, et surtout obtenir le plus haut niveau d’engagement à tous les niveaux de l’entreprise.

Une satisfaction mitigée quant à l’environnement de travail

La majeure partie des salariés des services financiers (soit 63%) effectuent un temps de travail moyen raisonnable, inférieur à 40 heures par semaine. Cela leur permet d’être globalement satisfaits (à 44%) de l’équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle. Un fort pourcentage d’entre eux (34%) est neutre sur cette question.
Par contre, sur deux autres points concernant leur environnement de travail les avis sont beaucoup plus nuancés. Ces salariés portent un regard critique et peu (26%) sont satisfaits des décisions prises par les ressources humaines de leur entreprise concernant notamment les promotions et augmentations de salaires. 33% d’entre eux seulement sont satisfaits des décisions prises plus généralement au sein de leur société.

Des facteurs d’attraction des services financiers communs aux autres secteurs

Un salaire de base compétitif, des opportunités de carrière intéressante et un travail stimulant sont les trois facteurs (par ordre de préférence) qui attirent les salariés. Globalement, tous secteurs confondus en Europe, ces trois facteurs sont les mêmes, par ordre de priorité.

Il est intéressant de noter que les priorités changent en fonction des classes d’âge. Ainsi, chez les moins de 25 ans ce sont les opportunités de développement des compétences qui arrivent en troisième position alors que le fait d’avoir un travail stimulant est relégué au dixième rang des priorités.
Dans la tranche d’âge entre 35 et 44 ans, le fait d’avoir un travail stimulant devient plus important (arrive en deuxième position) tandis que la praticité du lieu de travail arrive en troisième position.
Pour les personnes dont l’âge se situe entre 45 et 54 ans, c’est plutôt la souplesse des horaires de travail qui arrive en second rang tandis que les opportunités de progression de carrière n’arrivent qu’au huitième rang des priorités.

Pour toutes les tranches d’âge, au dernier rang du classement se situent des avantages sociaux performants (excepté de la retraite complémentaire ou liés à la santé) et un intéressement à court terme.

Des facteurs de rétention bien particuliers aux services financiers

Au contraire des autres secteurs d’activités en Europe, l’organisation, comme formant de bons leaders à tous les niveaux de la hiérarchie est le premier facteur qui incite les salariés des services financiers à rester au sein de leur entreprise.
Un engagement collectif doit donc être expliqué à la fois par des aspects personnels mais aussi organisationnels.
Tous secteurs confondus, ce facteur n’est même pas cité parmi les 10 plus importants. C’est plutôt la réputation de leur entreprise qui motive essentiellement les salariés à rester dans leur structure. Le second élément de rétention dans les services financiers est la satisfaction quant aux décisions prises. Au niveau global ce sont les opportunités de développement professionnel qui arrive au second rand.

Des facteurs d’engagement également spécifiques aux services financiers

A niveau d’engagement similaire, tous secteurs confondus (44% pour les services financiers contre 43% globalement en Europe), les facteurs sont différents.
La reconnaissance d’un service client performant est le premier facteur permettant aux salariés des services financiers d’être impliqués dans la vie de leur entreprise.
Tous secteurs confondus, en Europe, c’est l’intérêt de la direction pour le bien-être de ses salariés qui sera le plus déterminant, suivi par la possibilité de jouer un rôle décisionnaire dans son département par le salarié. Cet élément n’est pas cité par les personnes des services financiers. C’est la possibilité de donner son avis qui se situe au second rand des facteurs d’engagement.
Néanmoins le souci de la part de la direction du bien-être des salariés arrive en troisième position. Cette préoccupation reste donc au cœur de tous les salariés, quel que soit leur secteur d’activité en Europe.

Audrey Corcos

* Cabinet conseil en management des Ressources Humaines