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En permettant d’anticiper et de gérer les risques, le statut de « risk manager » se développe car il bénéficie d’un contexte économique favorable : le contrôle des autorités de marché se renforce et les actionnaires ont de plus en plus de prise sur la vie des entreprises. La complexification croissante des produits dérivés est également l’une des raisons de l’essor de ce métier dont la technicité ne cesse de se renforcer. Dans les PME, la fonction de risk manager est parfois assumée par le directeur financier car, si ces entreprises ont les mêmes besoins que les grands groupes, elles n’ont pas les mêmes ressources. L’autre solution pour elles est de recourir à des consultants en risk management ou à des compétences en temps partagé. C’est pourquoi on assiste depuis peu au développement de consultants indépendants spécialisés dans l’audit d’assurances auprès des PME/PMI.
Le marché est encore limité car, selon l’AMRAE (Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise), seulement environ 350 cadres exercent aujourd’hui cette fonction à plein temps dans de grandes entreprises. Ce poste se trouve généralement au sein des grands groupes industriels, dans les banques et assurance. Il est vrai que ce métier est très jeune, puisqu’il n’est apparu il n’y a qu’une vingtaine d’années. Néanmoins la demande ne cesse de progresser auprès de cabinets de recrutement généralistes tels que Mercuri Urval, ou plus spécialisés comme Progress.
Quelles sont les compétences exigées ? Elles sont très variables car la palette des risques de l’entreprise est large, qu’ils s’agissent des risques environnementaux, salariaux, de marchés ou autres. Les personnes recherchées ont donc des formations d’ingénieurs, un cursus juridique ou sont issues d’écoles de commerce. Les formations qui sont particulièrement appréciées sont les mastères en statistiques et probabilités ainsi que ceux en risque management mais aussi les DESS droit des assurances.
Quant aux principales qualités pour assumer cette fonction, si rigueur, esprit analytique, curiosité intellectuelle (du fait de la variété des sujets que le risk manager peut être amené à rencontrer) sont indispensables, le sens de communication est également nécessaire. Il est, en effet, impératif de sensibiliser ses équipes et le reste de l’entreprise aux risques potentiels. Face à une demande croissante, les rémunérations des « risk managers » progressent. Pour un junior, avec trois ans d’expérience, la rémunération brute annuelle (en intégrant le fixe et le variable) oscille entre 50 000 et 60 000 euros. Un senior dans un grand groupe, avec plus de dix ans d’expérience et à la tête du risk management peut exiger entre 150 000 et 200 000 euros bruts annuels.
Les perspectives d’évolutions sont ensuite nombreuses puisque, du fait de son expertise, le risk management peut évoluer vers le conseil, l’audit ou la direction financière. Audrey Corcos
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