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Débutants en finance : quelles sont vos forces et faiblesses ?

publié le 24/09/2008

Le cabinet de recrutement Robert Half Finance & Comptabilité a mené une enquête internationale auprès de 5 000 DRH et DAF dans 17 pays, pour dresser le portrait des atouts et faiblesses des jeunes diplômés en finance. La France se distingue des autres pays sur de nombreux points.

Les 17 pays concernés par l’étude sont : l’Australie, la Belgique, le Brésil, le Canada,la France, la République Tchèque, l’Allemagne, Hong-Kong, l’Irlande, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, la Nouvelle Zélande, l’Espagne, la Suisse, les Pays-Bas,le Royaume-Uni et, enfin, Singapour.

De nombreuses compétences attendues de la part des recruteurs
Outre des compétences techniques indispensables pour remplir leurs fonctions, les principales exigences sont : une adaptation rapide (29%), un sens de la communication (26%) et une très bonne connaissance du secteur (22%).

Plus particulièrement en France, les jeunes diplômés devront relever les défis suivants : surmonter une adaptation difficile à la culture de l’entreprise (21%), remédier à l’absence de souci du détail (15%) et faire preuve de proactivité (14%).

Dans notre pays, les principales qualités recherchées, en sus des compétences techniques sont : une adaptabilité rapide (53%), une bonne connaissance du secteur (18%) et le sens de la communication, mais aussi du leadership et de la stratégie (10%).

Les éléments différenciant deux candidats à l’embauche
C’est la personnalité qui prime (49%), suivie de loin par le sens de la communication (11%) puis par la confiance en soi (6%). Connaître l’entreprise ne vient qu’en 4ème position avec 5% des suffrages, et la politesse arrive en 5ème position (4%).

En France, la personnalité reste le facteur différentiant pour 42% des recruteurs. L’autre élément important est la volonté du jeune candidat de rencontrer l’équipe et le responsable et de connaître leur environnement de travail (9%). Cette exigence est suivie par la nécessité de connaître l’entreprise (7%),leur confiance en eux (6%), et leur sens de la communication (5%).

Une intégration des jeunes recrues différentes selon les pays concernés
Une fois leur embauche effectuée, les jeunes candidats aux postes financiers seront 36% d’entre eux à ne bénéficier d’aucun plan d’intégration pré-établi. 22% suivront, au contraire, un programme spécifique au cours de leurs premiers mois dans l’entreprise. 20% auront même droit à un accompagnement (10% par un coach, 10% par un tuteur ou parrain dans l’entreprise).
L’encadrement par un coach est une pratique déjà très courante au Japon (21%), en Irlande (18%) ainsi qu’à Singapour (16%), bien loin devant la France (4%)…
En revanche, dans notre pays le parrainage ou tutorat au sein de l’entreprise est plus souvent appliqué aux jeunes recrues financières (12%).

Les cinq erreurs les plus fréquemment commises par les débutants en finance
La plus couramment commise est le manque de proactivité, que déplorent 17% des managers. Un reproche qui vaut surtout en Espagne (25%), au Brésil (22%) et en République Tchèque (21%). Ce que les managers regrettent presque autant (16%), c’est que ces jeunes collaborateurs ne cherchent pas d’aide au sein de l’entreprise. 3ème défaut le plus fréquent chez ces débutants : leur difficulté à s’approprier la culture de l’entreprise (15%).
Enfin, l’intégration difficile dans l’équipe (11%), un sens du détail insuffisant (10%) et l’excès d’erreurs liées au poste considéré (10%) sont également déplorés par les directeurs des ressources humaines et financiers à l’égard des jeunes cadres financiers.

Tous ces éléments confirment donc que les compétences techniques, si elles sont nécessaires, sont de moins en moins le gage de faire un bon financier. Celui-ci doit être de plus en plus un homme de communication. Car être proactif signifie prendre part à la vie de l’entreprise.

Audrey Corcos